L'anxiété n'est pas une erreur de fabrication
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7 minutes de lecture · Niama Kébé
La première chose que l'on me raconte, souvent, n'est pas l'insomnie elle-même : c'est le calcul. « Si je m'endors maintenant, il me reste cinq heures. » Ce calcul est un piège. Il transforme le lit en salle d'examen, et le sommeil en performance à réussir.
Or le sommeil n'obéit pas à la volonté. Il obéit à deux mécanismes : la pression de sommeil, qui s'accumule au fil des heures d'éveil, et l'horloge interne, qui décide du moment où cette pression peut se libérer. Aucun des deux ne se commande. Les deux, en revanche, se préparent.
Préparer, cela veut dire des choses très concrètes : une heure de lever stable, y compris le week-end ; de la lumière naturelle dans la première heure de la journée ; et surtout, ne pas rester au lit à attendre. Si le sommeil ne vient pas au bout d'une vingtaine de minutes, on se lève. On lit dans une autre pièce, à lumière basse. On revient quand la somnolence revient.
C'est contre-intuitif, et c'est le cœur de la thérapie comportementale de l'insomnie : on réduit le temps passé au lit pour reconstruire l'association entre le lit et le sommeil. Le résultat n'est pas immédiat. Il est solide.
Ce texte est une ressource d’information générale. Il ne constitue ni un diagnostic ni un avis personnalisé, et ne remplace pas un accompagnement. En cas de détresse immédiate, appelez le 3114, gratuit, 24 h/24.
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